L’histoire du Garrit, à Mayrac

 

Au Garrit, comme dans de nombreuses campagnes françaises, l’agriculture se transmet de père en fils depuis des générations. Mais si on trouvait déjà sur ces terres des activités agricoles à la fin du XIXème siècle, ces activités ont connus de vrais tournants au cours de la deuxième moitié du XXème siècle. Le premier, en 1976, allait conduire doucement à la création des Fleurs du Garrit sous leur forme actuelle…

 

1976 : l’arrivée de l’eau d’irrigation

« Tous les paysans du monde se désespèrent de voir leurs efforts anéantis par la sécheresse. Pas d’eau, pas d’agriculture… »

L’année 1976 est marquée par une très longue sécheresse dans la région. Commencée en janvier, elle ne s’arrête qu’au mois d’août, causant de nombreuses pertes dans les récoltes. Cette sécheresse allait être la dernière aussi destructrice pour cette partie du département. En effet, il est immédiatement décidé de mettre en place un réseau d’irrigation pour les paysans du plateau du « Pigeon » ; une installation que coordonne Yves Laverdet, père des dirigeants actuels. Jamais plus leurs cultures ne manqueraient d’eau…

1976 marque aussi l’installation de Thierry sur la ferme familiale aux cotés de ses parents. Jean-Pierre, de deux ans son cadet, les rejoindra trois ans plus tard.

 

1981 : des légumes au Garrit

En 1981, on inaugure la station d’irrigation, et à compter de ce jour-là, tout devient possible. Cette année-là d’ailleurs, sous l’impulsion de Jean-Pierre, 3 serres de 50 mètres sont construites au Garrit. Deux ans plus tard, deux serres supplémentaires seront montées.

Les associés y développent une large production de légumes. Ce sont des haricots verts, des laitues, des tomates, des melons, des pommes de terre ou encore des endives qui sont cultivés au long de l’année, dans ces serres et en plein champ. En 1985, Joël s’installe…

 

1989 : attirés par le parfum des Fleurs

Suite à un voyage dans la région lyonnaise, et sollicité par les nouvelles jardineries, Jean-Pierre et sa mère Marcelle plantent leurs premiers géraniums et les élèvent au chaud dans les serres. Et ils y prennent goût, aux fleurs !

Les légumes sont alors abandonnés en 1991, puis vient une période intense de construction de serres et d’augmentation de la production. A la fin des années 1990, la surface consacrée à la production est de 8000 m², et une petite serre est dédiée à la vente aux particuliers : les Fleurs du Garrit sont nées ! En l’an 2000, Thierry est le moteur de la construction d’un hall d’entrée et d’une nouvelle serre de vente plus spacieuse : cette serre est le lieu où le public peut trouver en un même endroit toutes les plantes produites au Garrit.

 

2005 : progrès technologiques et modernisation

Ces progrès commencent avec l‘installation de goutte-à-goutte et d’une station d’arrosage gérée par ordinateur. Elle permet alors d’automatiser l’arrosage et de faire des économies d’eau considérables, puisque l’eau est apportée en petite quantité plusieurs fois par jour. Dans la foulée, des chariots d’arrosage sont également installés, et permettent un arrosage à la carte et des apports d’eau précis pour chaque culture.

La préoccupation écologique se fait aussi de plus en plus forte : les Fleurs du Garrit décident alors d’utiliser la protection biologique pour lutter contre les pucerons ou les mouches blanches. Les coccinelles deviennent des super-héros, et la consommation de pesticides est considérablement réduite ! Quelques années plus tard, les efforts dans ce sens se poursuivent, et le Garrit convertit sa première serre en culture biologique, pour y produire toutes sortes de plants maraichers bio.

Enfin, la dernière (r)évolution en date est le passage à un système de chauffage n’utilisant plus les énergies fossiles. Les Fleurs du Garrit s’inscrivent alors pleinement dans cette démarche de développement durable qui lui tient tant à coeur…